Lors de son passage à la RTBF, d’aucuns avaient noté la ressemblance physique entre Bruno Dayez, l’avocat du criminel le plus haï de Belgique et l’humoriste Stéphane Guillon. Aujourd’hui, nous apprenons qu’il s’agit en fait de la même personne.

En effet, n’ayant plus fait d’apparition télévisée depuis son licenciement le mois de juin dernier, Stéphane Guillon tenait à faire un retour en force, quitte à choquer. Habitué de l’humour polémique – on se rappellera ses blagues sur le crash de l’Airbus de GermanWings et celles sur la mère de Nicolas Dupont-Aignan – l’ancien chroniqueur de France Inter a choisi la Belgique pour faire son come-back.

« Pour incarner mon personnage et ne pas être reconnu, je n’ai eu qu’à passer un peigne dans mes cheveux et rester sans dormir pendant vingt-quatre heures. C’est ce qui explique le regard de demeuré.  » nous confie l’humoriste, fier de voir l’élan médiatique créé autour des déclarations de son avocat fictif.

« J’adore les Belges, ils savent rire de tout. Je me suis dès lors dit que blaguer sur cette vieille affaire sordide de pédophilie détendrait sans doute les esprits. » ajoute l’humoriste, qui a été jusqu’à engager l’expertise d’un cabinet juridique pour rédiger le livre « Pourquoi Libérer Dutroux » qui sort en librairies ce jeudi, écrit sous le pseudonyme de son personnage d’avocat, Bruno Dayez.

« C’est la première fois que je me lance dans ce genre de format. 120 pages de vannes, vous pouvez imaginer le temps que ça m’a pris ! » poursuit Stéphane Guillon. À la question de savoir comment les familles des victimes de Dutroux vont réceptionner l’ouvrage, l’humoriste répond : « Je ne sais pas. J’espère cependant qu’avec le temps, l’eau aura coulé sous les ponts et qu’ils seront capable de voir la dérision de mon propos et d’en rire. »

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