Grisou le Loup Garou, portrait intime d’un street artiste rebelle

Quand il est  arrivé à Paris, il a beaucoup côtoyé les squats artistiques parce qu’il n’avait pas d’argent. L’Hôpital Enchevétré (situé de 1990 à 1995 dans les locaux de l’hôpital Bretonneau, dans le XVIIIe arrondissement), les Allumettes  (squat conventionné dans le treizième) ou encore la Faucille ou le Tombeau (un squat actif de 1992 à 1976, attribué après évacuation des occupants au collectif En avant mémère, à Paris XXe, NDLR).”J’adorais l’énergie qu’on y trouvait et ces fêtes, continuelles. C’est un temps révolu. Je suis content à présent d’avoir un espace personnel de méditation, de pouvoir me concentrer avec mon coach. D’ici peu, je vais aller m’installer à Roubaix dans un atelier partagé avec mon personnel. » Son visage s’illumine. « J’aurai une surface de 8500 mètres carrés ! Voilà toute ma vie : je ne veux pas être dans un ghetto de riche, ni de pauvre. Je veux pouvoir jongler avec ces différents mondes. »C’est maintenant la nuit et Grisou le Loup Garou attrape alors son aérosol et se remet au travail sur un camion, commande de François Rappinaud le collectionneur esthète. Il peint avec intensité et concentration. C’est un besogneux, le talent seul ne suffit pas, il le sait.

 

James B. Cooking 

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