L’amendement adopté par les députés ce Mercredi 30 Mai vient confirmer l’augmentation d’environ 50% de l’usage du glyphosate sur le territoire français, et a provoqué de nombreuses réactions négatives de la part de la société civile et de nombreuses associations. Au point d’obliger le ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot, à s’exprimer publiquement ce matin, afin d’apaiser les tensions.

« Depuis des années, nous pataugeons dans la semoule et n’arrivons pas à avancer sur ce dossier, car beaucoup d’études sont contradictoires. Certains scientifiques nous ont en effet alerté sur de probables effets cancérigènes et une perte importante de la biodiversité, mais ceci a été remis en question notamment par des études publiées par Monsanto, expert concernant le glyphosate depuis de nombreuses années. Soucieux de faire la lumière sur cette affaire, il a donc été décidé d’augmenter les doses de glyphosate utilisées dans sur les cultures afin que les potentiels effets négatifs soient plus évidents, sans pour autant prendre le risque de pénaliser économiquement les honnêtes industries vivant de la commercialisation de ces produits ».

Nicolas Hulot a par ailleurs promis à cette occasion que si les oiseaux venaient à disparaître de nos campagnes, ou bien que le nombre d’autistes venait à être multiplié par 3 ou plus dans les 5 prochaines années, cela serait un bon indicateur en faveur de la dangerosité et donc de l’interdiction du glyphosate et que le sujet serait remis sur la table et débattu en toute impartialité.

Selon le ministre de l’agriculture Stéphane Travert, il serait également question d’ici fin 2019 d’ouvrir la filière du « bio » au glyphosate afin d’étudier précisément les différences entre les produits biologiques traités et non-traités.

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