Floyd Mayweather, Money, n’est pas seulement un bon boxeur sur le ring mais aussi dans la cuisine, dans le salon, au lit,…

Petit récit véridique (source en fin d’article)

Coups de portière dans la tête

Floyd Mayweather est un sale type. Un homme qui a passé sa carrière à éviter les coups et sa vie à en mettre aux femmes qui la partageaient. Exhumés par la presse américaine, les documents judiciaires racontant le passé du boxeur font froid dans le dos.

La première affaire documentée remonte à 2001. Après un échange verbal houleux entre Mayweather et Melissa Brim, la mère de sa fille Ayanna, le boxeur lui frappe la tête avec la portière de sa voiture avant de lui adresser trois coups de poing au visage. Quelques mois plus tard, une dispute éclate dans un centre commercial. Floyd demande à un ami de tenir sa fille Ayanna puis frappe Melissa dans le cou.

Traînée par les cheveux et coupée au visage

Deux ans plus tard, en 2003, le boxeur passe une soirée dans le night-club du Luxor, à Las Vegas, quand il y croise Herneatha McGill et Karra Blackburn, deux amies de Josie Harris, la mère de trois de ses enfants. Mayweather, qui ne les apprécie pas, les frappe à la mâchoire et à la tête avant de les poursuivre dehors. L’équipe de sécurité du casino conseillera aux deux victimes de ne pas porter plainte pour éviter de « le payer dans la rue ».

Quatre mois plus tard, en 2004, à la sortie du night-club SRO à Las Vegas, une nouvelle dispute oppose Mayweather à Harris à propos des infidélités du boxeur. Floyd lui inflige coups de poing et de pied dans une voiture avant de la traîner dehors par les cheveux et de la couper au visage.

Mayweather affrontera McGregor au MMA en mars prochain

 « Je vais trouver quelqu’un pour te jeter de l’acide dessus »

Un an plus tard, au procès, Harris rétractera son témoignage et endossera le rôle de la coupable en précisant qu’elle était sous l’emprise d’alcool et d’ecstasy et que le boxeur avait juste tenté de la calmer. Mais Floyd n’en avait pas fini avec Josie. Une nuit de septembre 2010, Mayweather se rend dans la maison (qui lui appartient) occupée par Harris pour s’expliquer sur son éventuelle relation avec le joueur NBA C.J. Watson.

Après une dispute corsée et un appel à la police, Floyd quitte les lieux mais revient peu après. Réveillée par les cris de Mayweather au sujet de messages de Watson sur son portable, Harris admet la relation. Selon les différents témoignages, Floyd l’a alors frappée sur le haut et à l’arrière de la tête. Puis il lui a donné des coups de pied, lui a tiré les cheveux et a tenté de casser son bras gauche. « Je vais trouver quelqu’un pour te jeter de l’acide dessus », lui lance-t-il en plein moment de folie.

« Papa a grimpé sur l’épaule de maman »

Zion, leur fils de 9 ans, livrera un témoignage émouvant aux autorités judiciaires : « Papa a grimpé sur l’épaule de maman. » Quand Harris demande aux enfants d’appeler la police, Mayweather va jusqu’à menacer la chair de sa chair de représailles physiques s’ils s’exécutent pendant qu’un ami venu avec lui les bloque. Koraun, le frère de Zion, sautera la barrière pour atteindre le poste de sécurité et demander au gardien d’appeler les autorités. Le boxeur ne pourra cette fois pas échapper à l’incarcération (libéré pour bonne conduite après deux mois).

Le juge lui permettra pourtant de différer son entrée en prison pour pouvoir affronter Miguel Cotto sur le ring. Un combat à 32 millions de dollars garantis. Après des années de silence, Josie Harris a elle décidé de rendre son histoire publique à travers plusieurs entretiens dans les médias. Shantel Jackson pourrait également offrir son témoignage. Compagne de Mayweather au moment de l’incident dans la maison de Josie Harris, Jackson a porté plainte contre le boxeur en septembre dernier, l’accusant de l’avoir frappée.

« Sur quel orteil veux-tu que je tire ? »

Selon les documents judiciaires obtenus par ESPN, Floyd aurait franchi la ligne rouge un jour où elle avait menacé de le quitter. « Money » aurait alors pointé un pistolet vers son pied en lâchant : « Sur quel orteil veux-tu que je tire ? » Pour expliquer leur séparation fin 2013, Mayweather postera sur Facebook le cliché de deux fœtus en indiquant que Jackson avait avorté. Interrogé plus tard sur CNN, le boxeur niera toute violence : « Il n’y a aucune preuve. Juste des allégations. »

Avant d’enfoncer le clou au printemps 2015 : « Je suis noir, riche et grande gueule. Et je suis un boxeur. Ça fait de moi le coupable idéal. » La palme de l’horreur cynique arrivera sur ESPN, quand un journaliste lui demandera si sa faculté à échapper à des peines n’envoyait pas un terrible message aux victimes. Sa réponse ? « Mayweather contre Pacquiao est le combat que vous ne devez pas rater. »

Il compare les femmes aux voitures

Les violences domestiques en sujet tabou. Fin avril 2015, Rachel Nichols (CNN) et Michelle Beadle (ESPN) se verront retirer leur accréditation pour le « combat du siècle » contre Manny Pacquiao pour avoir évoqué sa face sombre. Alors que débat sur les violences conjugales traverse les Etats-Unis ces derniers mois, le pedigree de celui qui compare les femmes aux voitures (« si on a les moyens d’en avoir 20 et de s’en occuper, on devrait pouvoir le faire ») raconte un monde où l’on permet beaucoup aux icônes populaires. Où la justice des forts n’est pas celle des faibles. Où les médias préfèrent évoquer le boxeur plutôt que le frappeur. Le héros plutôt que le zéro.

« Floyd ne se met jamais dans un position où il peut perdre, a expliqué Josie Harris à Yahoo Sports. Vous pouvez prendre ça comme vous voulez. » Mayweather, qui n’a pas hésité à expliquer sur les réseaux sociaux qu’une femme « qui s’habille en révélant la moitié de son corps demande à ne pas être respectée », s’est-il senti protégé par sa position ? Pas impossible. Drôle de société moderne où la gloire sportive éclipse trop souvent l’horreur humaine.

Source

Commentaires