Exclusif: Le Prince Laurent n’était qu’un personnage inventé par Éric De Staercke

24 mars 2017
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Le Prince Laurent de Belgique, qu’on connait depuis bien des années en Belgique pour ses diverses péripéties, quelles soient animalières, automobiles,… n’est en fait qu’un personnage inventé par le comédien et metteur en scène Eric de Staercke, connu pour sa gestion du théatre des Richeclaires mais également pour sa participation dans de nombreuses pièces, films, émissions radio,…

Eric de Staercke, au bout de 25 ans à jouer ce drôle de rôle « pour rigoler quand il avait du temps libre » a décidé d’en finir suite aux dernières déclarations polémiques de son personnage.

En effet, le « Prince Laurent » a récemment expliqué qu’il voulait qu’on lui foute la paix et qu’il avait payé plus d’impôts à l’Etat que l’Etat ne lui en avait donné.

De nombreuses actions et déclarations de plus en plus absurdes qui avaient pour but que les gens comprennent qu’il s’agisse d’un canular.

Mais plus c’est gros et plus ça passe explique Eric de Staercke

J’ai déjà dit 200 conneries, j’ai déjà dormi pendant des cérémonies, j’ai fait des dizaines de conneries et rien. En plus, tout le monde savait que je n’étais pas le fils d’Albert… Mais jamais personne n’a évoqué le canular.

Eric de Staercke travaille notamment pour l’émission C’est Presque Sérieux sur la Première dont vous pouvez suivre la page Facebook:

Sa meilleure prestation, où Eric De Staercke pensait être vraiment démasqué tant c’était énorme:

Certaines polémiques résumées ici:

De manière générale, le prince Laurent est perçu comme un « électron libre » difficile à contrôler.

Les commentateurs trouvent dans la vie de Laurent deux éléments qui, selon eux, expliquent en grande partie la personnalité et les problèmes de Laurent6.

Il y a tout d’abord sa jeunesse, particulièrement l’époque où ses parents vivaient quasiment séparés et étaient souvent absents de la maison familiale, le Belvédère. Laurent, son frère et sa sœur sont élevés par des gouvernantes et des militaires. La réponse de Laurent à ce mélange de désintérêt et de contraintes a été la rébellion contre ses parents et l’ordre établi.

Par ailleurs, le prince Laurent a souffert de l’époque où ses parents l’envoyaient chez son précepteur en tram avec vingt francs belges pour payer l’aller-retour, sans argent de poche, et en a gardé l’habitude de se faire entretenir par des connaissances. Sa jeune vie d’adulte n’a pas amélioré cette situation, puisque ce n’est pas avant 2003 que le principe d’une donation royale lui est reconnu, ce qui l’a forcé à des expédients, quand ce n’est pas son entourage qui crée des structures ad hoc lui permettant de vivre (telles que l’IRGT ou sa Fondation). Le fait de recevoir une dotation n’a pas résolu les problèmes d’argent du prince, qui se plaint de manière récurrente du manque de moyens et a un grand appétit pour l’argent.

Le côté rebelle de Laurent a permis de construire une image de prince simple et éloigné du protocole, mais son rapport à l’argent renvoie une image plus sombre.

C’est ainsi que le prince qui fait parler le père Gilbert à son mariage7 ou qui se rase la tête à la suite d’une déconvenue amoureuse8 attire la sympathie, de même que les actions de sa Fondation.

Son amour des belles voitures et surtout de la vitesse, s’il attire des froncements de sourcils, participe aussi de cette image d’enfant terrible sympathique. Bien sûr les réactions sont négatives quand il échappe indûment à des poursuites ou, pire, lorsqu’il se rend coupable de délit de fuite9, et la nouvelle de son retrait de permis de conduire n’étonne personne10.

Mais il est clair que l’argent est à la base de beaucoup de polémiques liées à Laurent. Alors qu’une grande discrétion était de mise à cet égard, diverses informations ressortent depuis l’affaire des détournements au sein de la Marine (détaillée ci-dessous). Si la tendance du prince à prendre un billet d’avion en classe économique et à s’installer en première classe peut prêter à sourire11, certains parlent de la boulimie d’argent dont souffre le prince12 et affirment qu’il utilise son titre pour faire des affaires13.

En 2011, à la confluence de ces polémiques, se situe l’affaire du voyage au Congo qui aboutit à une redéfinition des obligations du prince à l’égard du pays.

Enfin, une rumeur traîne depuis quelques années, selon laquelle Laurent serait un enfant adultérin, issu de la liaison de sa mère avec un homme d’affaires connu. Cette rumeur n’a cependant jamais été étayée, et elle est balayée par Mario Danneels, le biographe qui a révélé l’existence de Delphine Boël, fille adultérine du père de Laurent14.

Lien vers le théatre des Riche-claires

 

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