Rappel des faits: 

Dans la journée du 22 juillet, tous les liens renvoyant vers Nordpresse ont été mis sur liste noire par Facebook, en commençant par une suppression de masses des derniers contenus, portant fatalement sur l’affaire Benalla.

D’autres contenus ont également été supprimés chez beaucoup de gens, en rapport direct avec Emmanuel Macron.

Selon Facebook, qui a fini par réagir, il ne s’agirait pas de nous censurer pour notre contenu et la coïncidence temporelle avec l’affaire Benalla ne serait qu’une coïncidence.

 

Merci en tous cas pour tous les partages, des dizaines de milliers, parce qu’il est CERTAIN que sans vous, Nordpresse restait bloqué à tout jamais. Merci encore, et encore, et encore.

Néanmoins, apparemment d’autres pages ont vu leurs publications censurées et empêchées de publier, « comme par hasard », en rapport avec l’affaire Benalla.

Donc le bug est possible, mais on a un peu du mal à croire à un coïncidence au moment où le Parisien diffuse ceci le même jour:

On a donc vu aujourd’hui énormément de gens sauter sur l’occasion, à tort ou à raison, pour dénoncer la censure du gouvernement Macron. Sophia Chikirou (qui a supprimé son tweet), Florian Philippot, des tas d’insoumis, de Républicains, de RN… Bref, l’opposition à Macron.

 

Sur le fond, on ne peut pas savoir si tout ça n’est qu’une malheureuse coïncidence ou une action de l’État français, mais ce qui est certain, c’est que la France est championne du monde de la censure sur Facebook suite à des requêtes gouvernementales opaques. 

Sur le caractère Fake News de Nordpresse:

Oui, si vous voulez, on fait des Fake News, pas de la parodie.

Nous vivons aujourd’hui dans une société qui a profondément peur de la bêtise de ses con-citoyens.
On a réalisé en 2016 que les gens pouvaient croire n’importe quoi et que l’élection de Donald Trump aurait été causée (parfois on dit même uniquement) par les fake news.
Non seulement c’est un constat ridicule qui a été démonté dans des tas de rapports sérieux comme celui-ci mais c’est aussi un excellent moyen pour le pouvoir politico-médiatique dominant de se dédouaner de ses responsabilités dans cette montée du populisme.

Affirmer que les fake news sont le plus grand danger de notre siècle est tout d’abord une hypocrisie totale puisque ce phénomène a toujours existé. L’homme a toujours menti, l’homme a toujours raconté des légendes urbaines, l’homme a toujours publié des conneries, pour rire, pour désinformer,…

Considérer que les sites de désinformation sont le plus grand risque de déstabilisation de nos démocraties, comme on peut le lire parfois, est ridicule.

Qu’est-ce qu’on fait alors ?

Ce qu’il faut, c’est éduquer à l’information. Ce n’est pas chercher à imposer une vérité ou à « Noter/labeliser » les sites d’informations.
Le Fact-Checking, quant à lui, a son utilité, mais n’est pas lu par les gens qui se font piéger comme expliqué dans le rapport ci-dessus.

Ce que les médias et le monde politique devraient faire, c’est éduquer à l’information et aux médias.

Nous ne pouvons pas continuer comme ça. Comment pouvons-nous, dans une démocratie civilisée, dans un pays les plus évolués du monde, avoir autant de gens crédules, qui croient absolument n’importe quoi sans vérifier ? Comment pouvons-nous accepter cela ? Cela ne peut pas être qu’un manque de moyens, c’est une véritable volonté de laisser les gens dans l’ignorance.

Et ce qu’il faut faire, ce n’est pas dire « C’est Nordpresse c’est faux », c’est faire rentrer dans le crâne de tous qu’une information CA SE VERIFIE. Mais dans un monde qui mène une course effrénée au buzz, à l’exclu, et qui mène une guerre jusqu’à la mort contre ses concurrents médiatiques, personne n’encourage aujourd’hui le public à adopter une démarche pluraliste face à l’information.

J’agis depuis 3 avec avec Enseignons dans les écoles secondaires, plus d’infos ici

Edito: La suppression de la page FB de Génération Identitaire n’est pas une bonne nouvelle.

Intéressant à lire:

 
A LIRE:

Commentaires