Avec le recul de l’état islamique, la capture de ressortissants européens combattants dans les groupes terroristes s’accélère. Comme n’importe quelle infraction de droit commun, les crimes et délits terroristes peuvent être jugés par les pays où ont été commises les infractions et où les personnes ont été arrêtées. François Molins, le procureur de la République de Paris, n’a cessé de le répéter en ce qui concerne l’Irak: « On ne peut empêcher un pays à l’existence reconnue d’exercer sa souveraineté. ». De nombreux djihadistes de nationalité française risquent la peine de mort par pendaison.

Certain s’offusquent de cette peine capitale, même si la majorité des français s’opposent à leur rapatriement. L’état syrien avait envisagé de laisser les combattants français de DAESH être jugés en France, mais il a abandonné l’idée après avoir appris que la majorité de ceux qui ont rejoint la France y étaient remis en liberté.

La ministre française de la Justice, Nicole Belloubet se retrouvent prise entre deux feux, d’un coté, elle ne peut pas accepter une condamnation à la pendaison pour des citoyens français, ceci allant contre les valeurs républicaines, et d’un autre elle ne peut pas négocier leur extradition, sans donner de garantie à la Syrie, et contre l’opinion française.

Après de longues négociations avec le régime syrien, elle a réussi à obtenir une faveur pour que leur jugement soit conforme aux traditions de la république française : Il seront bien jugés en Syrie, mais la condamnation à la pendaison sera exclue. En cas de peine de mort, les ressortissants français seront guillotinés, dans la plus pure tradition républicaine.

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