Les collaborateurs des cabinets ministériels du PS seront replacés dans des postes clés de l’administration wallonne. « C’est légitime » selon Marcourt.

En pleine crise politique, le Parti Socialiste a décidé de prendre les devants afin mettre à l’abri leurs collaborateurs via une reconversion efficace au sein de l’administration de la Région Wallonne et de la Fédération Wallonie Bruxelles.

En effet, tout contrat de travail au sein d’un cabinet ministériel contient une clause qui stipule qu’ « en cas de transition du pouvoir exécutif, l’employeur est tenu de retrouver un emploi d’au moins égale profitabilité (N.D.L.R. comprenez profitabilité pécuniaire et éloignement du lieu de travail) au contractuel, quel que soit l’état du marché de l’emploi en date de ladite transition ».

Tous les postes à pourvoir ont donc été bloqués aux extérieurs, et les fonctionnaires engagés depuis moins de 2 ans, non-membres du Parti Socialiste, ont été informés de la « possible résiliation de leur contrat dans le cas d’un manque de d’équivalents temps-plein disponibles ».

A ce sujet, Jean-Claude Marcourt, vice-premier ministre de la Fédération Wallonie Bruxelles, a déclaré au micro de Pascal Vrebos:

« Il est légitime que nous protégions nos collaborateurs. Ils nous ont permis de mener à bien une politique efficace, sociale et déontologique tout au long de notre mission au gouvernement, et la société leur est redevable pour cela. Nous avons donc décidé de donner la primauté à nos gens sur tous les postes à responsabilité au sein de l’administratif, sans qu’ils aient à passer par la filière de recrutement régulière. Une prime de départ leur sera également versée, qui correspond au montant de leur salaire annuel majoré d’un pourcentage en fonction de la pénibilité de la nouvelle tâche qui leur sera attribuée, ainsi qu’un iPhone 7.
[…]
Si quelqu’un est a blâmé pour cette situation, c’est bien le CDh ! »

J.C. Marcourt était l'invité de Pascal Vrebos ce dimanche

Ainsi, plusieurs futurs-ex membres des cabinets ministériels socialistes se sont reconvertis, parfois loin de leur zone de confort. Par exemple :

Jacqueline Leblanc, 48 ans, secrétaire de direction : « J’ai décroché un contrat au sein de la COMPUTER CRIME UNIT de la police fédérale. Mon expertise de la suite Office a beaucoup joué ».

Raymond Barré, 55 ans, chargé de communication : « Je reprendrai la direction de la résidence pour seniors de Saint Joseph, à Namur. Le directeur actuel étant trop vieux (rires), et trop libéral. L’aide de Pascale Peraita m’a été précieuse. »

Les candidats extérieurs dont le profil convenait à ces postes ont été éconduits, sans exception. Leur dossier a été replacé « en dessous de la pile », selon les dires de M. Marcourt.

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