Bernard Henri-Lévy gagne son procès contre un SDF qui lui devra 1900 euros de dommages et intérêts

Bernard-Henri Lévy peut être satisfait : le Tribunal de Grande Instance de Paris a accueilli ce matin sa demande tendant au paiement de dommages et intérêt pour préjudice moral, sur le fondement de la responsabilité délictuelle d’une personne sans domicile fixe.

Pour rappel, cette action en responsabilité avait été engagée par le philosophe il y a près de dix mois, suite aux insultes du SDF qui l’aurait reconnu dans la rue. Ce dernier, en colère, aurait lancé au philosophe “tu fais partie de la caste des juifs qui contrôlent le monde“, avant de tenir des propos négationnistes.

Alors qu’habituellement la police ne se déplace pas pour des faits d’invectives de personnes sans domicile fixe, cette fois-ci, elle s’est déplacée, après avoir été alertée. Le SDF est rapidement maîtrisé.

Si lors de sa comparution immédiate, ce dernier s’en sort avec du sursis sur le plan pénal, Bernard-Henri Lévy avait décidé, après conseil de ses deux avocats, d’engager une action sur le plan civil. Il affirmait d’ailleurs à ce sujet l’année dernière au Parisien: « Au cœur du fascisme français il y a la haine de l’argent ».

N’ayant pas les moyens financiers, le sans domicile fixe ne pourra pas constituer une défense suffisante à temps (selon des sources proches, son aide juridictionnelle aurait fait l’objet d’un sursis à statuer devant le tribunal juste avant la clôture de l’instruction, sur demande d’un des avocats du philosophe), le procès est finalement gagné par le demandeur.

Le sans domicile fixe, qui des sources proches du dossier, est âgé d’une cinquantaine d’années et arpente généralement les rues du XVIIème arrondissement de Paris, est finalement condamné à 1900 euros de dommages et intérêts, alors que la partie demanderesse demandait 8400 euros.

Une condamnation qui risque de faire grand bruit, lorsque l’on sait que le patrimoine de “BHL” pèse aujourd’hui environ 450 millions d’euros, selon le témoignage d’un de ses proches dans un article du Parisien paru en 2010. Il est à la tête de huit sociétés de gestion de patrimoine, immobilières et financières, ainsi qu’une société de production de cinéma, “Les Films du lendemain”.

Jean-David Dreyfus, pour Nordpresse.

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